LA BASE DE DONNEES POUR APPRENDRE LES LANGUES
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INTERPRETE

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Description du metier


L’interprète est la personne qui, au cours de conférences, de débats, de conversations… saisit le message oral dans une langue étrangère et le reproduit par la suite dans sa langue maternelle, le plus souvent de manière immédiate (traduction verbale d’un discours). L’interprète doit donc non seulement respecter le contenu du message en langue source mais doit également refléter fidèlement les intentions et le mode d’expression de l’orateur.

Sur le plan technique, il existe plusieurs formes d’interprétation.

L'interprétation consécutive : dans un premier temps, l’interprète écoute et synthétise le discours de l’orateur par des prises de notes au vol suivant une technique particulière. Ensuite, il retransmet l’intervention de l’orateur dans une autre langue, sur base de ses notes personnelles (l’interprète parle après l’orateur). Elle est souvent utilisée pour les négociations en comité restreint.

L’interprétation simultanée : l’interprète parle en même temps que l’orateur, il traduit ce qu’il entend au fur et à mesure. Les interprètes travaillent en cabine : ils reçoivent les propos de l’orateur par un casque et les retransmettent simultanément dans un microphone. Les auditeurs dans la salle reçoivent le message dans leurs écouteurs. C’est la méthode la plus utilisée aujourd’hui. Elle se pratique dans la plupart des réunions internationales multilingues.

Ecouter et parler en même temps exige une intense concentration ! Heureusement, différents interprètes se relaient, le plus souvent, toutes les demi-heures.

Le chuchotage (ou interprétation de liaison) est l’interprétation simultanée faite sans appareil : l’interprète parle alors directement à l’oreille d’un ou deux délégués. Cette technique se situe à mi-chemin entre la simultanée et la consécutive, l’interprète étant assis près de ses auditeurs et traduit de très courtes séquences ou chuchote l’interprétation à l’oreille de ses auditeurs. Elle se fait généralement pour des groupes restreints, donc sans matériel (casque, micro…).

Sur le plan professionnel, on distingue différents types d’interprétation.

L’interprétation de liaison se définit comme une interprétation à la troisième personne, qui permet de résoudre des problèmes de communication multilingue nés du contact bilatéral entre un nombre restreint de personnes .

L’interprétation de conférence est un produit de l’internationalisation des échanges humains. Les rencontres (colloques, séminaires, congrès, conférences internationales) se multiplient entre diplomates, militaires mais aussi experts, techniciens dans tous les domaines. On attend donc de l’interprète de conférences qu’il soit à l’aise dans le jargon scientifique ou technique comme dans celui des relations internationales.

L’interprète social se distingue par son double rôle d’interprète et de médiateur dans des situations sociales particulières telles que, par exemple, l’aide aux demandeurs d’asile et aux candidats réfugiés. Une formation spécifique n’est pas forcément obligatoire mais il doit avoir une bonne maîtrise de langues non dominantes, telles que les langues slaves, africaines…

La grande majorité des interprètes travaillent sous le statut d’indépendant (free-lance). Les autres sont salariés d’un organisme international ou d’une grande entreprise. Ainsi, par exemple, la Commission Européenne emploie près de 500 interprètes.

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Les competences requises


Le métier requiert des qualités linguistiques, professionnelles et psychologiques dont les plus importantes sont une intelligence aiguë et une forte personnalité.

L’interprète ne se contente pas de maîtriser parfaitement deux langues ou plus. Avant chaque conférence, il doit acquérir le vocabulaire technique et comprendre les enjeux du débat qu’il aura à transmettre.

Savoir-être
  • grande capacité de concentration
  • excellente facilité de mémorisation
  • résistance au stress
  • vivacité d’esprit et adaptation rapide à des sujets, styles, situations ou publics différents
  • curiosité intellectuelle et ouverture d’esprit pour approfondir la connaissance des langues mais aussi le goût de la recherche dans tous les domaines : culture, civilisation, économie et/ou se spécialiser dans un secteur comme les sciences, le droit…
  • expression aisée, précise et rigoureuse pour restituer toutes les nuances du texte ou du discours d’origine

  • intérêt pour les contacts humains
  • diplomatie, discrétion, respect de la confidentialité
  • flexibilité (horaires irréguliers, déplacements à l’étranger)
Savoir-faire
  • au préalable : connaissance parfaite du français écrit et parlé ainsi que de solides notions de base en anglais et de bonnes connaissances dans une autre langue étrangère
  • suite à la formation : connaissance approfondie de la langue maternelle et des langues étrangères étudiées d’un point de vue syntaxique, grammatical, stylistique, lexical et culturel, familiarisation avec un grand nombre de domaines spécifiques tels que l’économie, les sciences, le droit…
  • intérêt et facilités pour l’apprentissage des langues
  • bonne culture générale
  • bonnes connaissances de l’histoire, de la politique et des aspects sociétaux des pays dont on pratique la langue
 
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Les perspectives professionnelles


Grâce à leur remarquable capacité d’adaptation, on retrouve des interprètes dans des organisations internationales (Union européenne, OCDE, OTAN, ONU, UNESCO, OMC, OMS, FMI, Benelux…), dans la fonction publique (services publics fédéraux, administrations régionales…) ou comme professeur dans l’enseignement (primaire, secondaire, supérieur ou dans des écoles privées). Ils peuvent également exercier dans des métiers où la connaissance approfondie des langues est demandée : les carrières diplomatiques, les relations publiques, le commerce et les affaires, le tourisme, les agences de publicité, la presse, l’édition… L’interprète transpose également les discours dans des événements culturels (théâtres, opéras, musées, expositions, tourisme, festivals…) dans lesquels sont organisés des colloques et des rencontres internationales. Dans le secteur linguistique, la profession de terminologue représente un débouché nouveau et important.

Le métier d’interprète (comme celui de traducteur) n’est pas protégé. La Chambre Belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues (CBTIP) organise des examens pour les interprètes belges ou étrangers non diplômés pouvant justifier 4 années comme interprète en activité principale.

Pour plus de renseignements :
  • Chambre Belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues (CBTIP)
  • Rue Montoyer 24 - 1000 Bruxelles
  • 02/513 09 15
  • www.translators.be
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La formation


Les études d’interprétation sont organisées par les universités et se déroulent sur une durée de 5 ans.

  • Bachelier de transition en Traduction et interprétation (tronc commun)(3 ans)
  • Master en Interprétation(+2 ans)

Le programme des études varie d'un établissement à l'autre.
Toutefois la formation se compose le plus souvent comme suit :

  • formation générale : philosophie, histoire, psychologie, sociologie
  • formation économique : économie générale, géographie politique, institutions internationales
  • formation juridique : droit public, commercial, civil, social, européen, international…
  • formation en langue de base (français) et langues étrangères : cours de phonétique et exercices d’orthophonie, grammaire, exercices lexicologiques, exercices pratiques d’interprétation, exercices de compréhension à l’audition et d’expression, études comparatives des langues européennes.

Au moment de l’inscription, les étudiants choisissent deux langues étrangères pour lesquelles aucun acquis préalable n’est exigé sauf pour l’anglais et le néerlandais (l’étudiant doit avoir atteint un bon niveau de compréhension et d’expression). Par contre, une maîtrise parfaite de la langue de base (français) est exigée. Au cours des études, d’autres langues peuvent être ajoutées dans le cadre des cours à option. Le choix d’une école pourra se faire, notamment, sur base des différentes langues ou combinaison de langues proposées par l’organisme.

D’autres possibilités de formations basées sur les langues existent pour exercer comme interprète :

  • Bachelier et master en Langues et lettres françaises et romanes(3 ans +1 ou 2 ans)
  • Bachelier et master en Langues et lettres modernes (3 ans +1 ou 2 ans)
  • Master en Linguistique (+2 ans)
  • Master de spécialisation en Linguistique appliquée (+1 an)
  • Master de spécialisation en Sciences du langage (+1 an)
LES ECOLES
 
Université catholique de Louvain - Faculté de philosophie, arts et lettres - UCL
  • Place Blaise Pascal 1 - boîte L3.03.11 - 1348 Louvain-la-Neuve
  • 010/47 48 50
  • www.uclouvain.be
  • Master en Interprétation (+2 ans)
 
Université Saint-Louis - Bruxelles - Faculté de Traduction et Interprétation Marie Haps - USL-B
  • Boulevard du Jardin botanique 43 - 1000 Bruxelles
  • 02/792 35 83 - 02/793 45 09
  • www.usaintlouis.be
  • Bachelier de transition en Traduction et interprétation (3 ans)
 
Université Libre de Bruxelles - Faculté de Lettres, Traduction et Communication - ULB
  • Avenue F.D. Roosevelt 50 - Bât A - CP 175 - 1050 Ixelles
  • 02/650 24 94
  • www.ulb.be
  • Bachelier de transition en Traduction et interprétation (3 ans) + Master en Interprétation (+2 ans)
 
Université de Mons - Faculté de Traduction et d'Interprétation - UMONS
  • Avenue du Champ de Mars 17 - 7000 Mons
  • 065/37 36 01
  • www.umons.ac.be
  • Bachelier de transition en Traduction et interprétation (3 ans) + Master en Interprétation (+2 ans)
 
Université de Liège - Faculté de Philosophie et Lettres - ULg
  • Place du 20-Août 7 - Bât A1 - 4000 Liège
  • 04/366 54 21
  • www.facphl.ulg.ac.be
  • Bachelier de transition en Traduction et interprétation (3 ans) + Master en Interprétation (+2 ans) en co-organisation avec HEL
 

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INTERVIEWS
  • Chantal Michaux « Pour moi, ce n’est pas "inné" la capacité d’écouter une conversation dans une langue et de la transmettre dans une autre langue. »Lire l'interview
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  • Yves Maenaut « Sur le plan technique, nous devons trouver des sources d’information pour bien nous préparer. »Lire l'interview
  • Michael « Il n'est pas évident de bloquer son esprit, d'écouter l'orateur, de prendre des notes et puis de restituer son discours. »Lire l'interview