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TRADUCTEUR/TRADUCTRICE

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Description du metier


Quel que soit le secteur dans lequel il travaille, le traducteur a pour mission de transposer un texte écrit d’une langue dans une autre.

La traduction s’effectue le plus souvent de la langue étrangère vers la langue maternelle. Ce travail exige donc une connaissance approfondie de toutes les nuances linguistiques de la langue étrangère, mais surtout une connaissance parfaite du français.

La profession de traducteur, comme celle d’interprète d’ailleurs, est une profession qui nécessite une perpétuelle actualisation des connaissances en langues, des cultures (évolution de la société, progrès…), mais aussi du domaine de spécialisation exploité (littéraire, juridique, scientifique…) et des nouvelles technologies (traitement de texte, méthodes de recherche sur Internet, traduction assistée par ordinateur…).

Il existe trois types de traducteurs : le traducteur littéraire, technique ou juré.

Le traducteur littéraire traduit un livre et doit donc s’adapter à la pensée et au style de l’auteur. Il restitue toutes les connotations sociales, psychologiques et esthétiques de l’œuvre qu’il traduit : roman, poésie, sous-titrage de film ou autre document cinématographique, composition de texte publicitaire… Ceci suppose une maîtrise parfaite de la langue maternelle, de réels talents d’écrivain et une intelligence créatrice. Le plus souvent, il travaille dans l’édition : il s’engage par contrat à traduire un ouvrage destiné à être publié.

Le traducteur technique est spécialisé dans un domaine particulier, ce qui implique une connaissance approfondie des domaines où il exerce son activité (documentation sans cesse remise à jour, évolutions techniques…). Ses qualités essentielles sont la précision et la rigueur d’esprit. Il s’attache à la traduction des publications scientifiques et techniques qui constituent la réserve la plus importante de textes à traduire à l’heure actuelle. On le retrouve dans le secteur médical, électronique, multimédia, informatique, des télécommunications, etc.

Le traducteur juré travaille quant à lui pour les tribunaux et traduit tout document à caractère officiel. C’est un traducteur agréé auprès d’un Tribunal de première instance ou d’une Cour d’appel. Après enquête administrative, il prête serment devant un juge et s’engage à traduire fidèlement un texte d’une langue dans une autre langue et à respecter la constitution et les lois du peuple belge.

Pour mener sa tâche à bien, le traducteur utilise les technologies actuelles : ordinateur, accès Internet, courriel, fax…

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Les competences requises


En plus des capacités rédactionnelles, le métier de traducteur requiert une maîtrise parfaite de la langue maternelle et une connaissance approfondie des domaines investigués.

Savoir-être
  • sensibilisation aux langues et à leur apprentissage
  • curiosité intellectuelle
  • capacité de concentration
  • flexibilité
  • ouverture et vivacité d’esprit
  • capacité à travailler seul

Savoir-faire
  • préalable : bonne connaissance et maniement correct de la langue maternelle écrite et parlée
  • suite à la formation : connaissance approfondie de la langue maternelle et des langues étrangères étudiées d’un point de vue syntaxique, grammatical, stylistique, lexical et culturel
  • maîtrise d’une spécialité dans un domaine : économique, politique, juridique, scientifique, médical, technique, aéronautique…
  • connaissance des outils informatiques et d’aide à la traduction (bases de données, Internet, dictionnaires spécialisés en ligne, systèmes de traduction automatique...)
  • recherche de documentation nécessaire à la compréhension du sujet
  • compréhension, analyse et restitution avec fidélité et style d’un texte d’une langue à une autre
  • bonne culture générale et grande agilité intellectuelle pour pouvoir s’immerger rapidement dans les domaines divers
  • capacité d’organisation pour terminer un travail dans les temps prévus
  • bonnes connaissances de l’histoire, de la politique et des aspects sociétaux des pays dont on pratique des langues
  • création et entretien d’un réseau de spécialistes, de techniciens ou d’organismes spécialisés susceptibles de fournir les renseignements nécessaires à la traduction
 
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Les perspectives professionnelles


Le traducteur travaille le plus souvent en tant qu’indépendant. Dans ce cas, il se constitue une clientèle en prospectant lui-même le marché ou en accomplissant des travaux de sous-traitance pour un ou plusieurs bureaux de traduction (il peut être intégré à un service de traduction ou travailler isolément).

D’autres traducteurs travaillent comme salariés. Les secteurs privé et public offrent aux traducteurs un large éventail de possibilités d’emplois : parlements nationaux et internationaux, administration communales ou régionales, ambassades, institutions bancaires, compagnies d’assurance, bureaux d’avocats ou entreprises diverses qui comptent un département traduction ainsi que dans les nombreuses organisations internationales (Union européenne, OTAN, ONU, UNESCO, OCDE, OMC, OMS, FMI, Benelux…). D’autres secteurs qui nécessitent la connaissance approfondie des langues recrutent également des traducteurs : les relations publiques, les médias, le commerce, le tourisme…

L’enseignement est également un débouché possible à condition d’avoir un titre pédagogique.

On retrouve également des traducteurs dans le monde de l’édition et dans des évènements culturels (tourisme, théâtres, musées, expositions, festivals…) où ils rédigent programmes, publications et catalogues multilingues.

Dans le secteur des services linguistiques, la profession de terminologue représente un débouché important. Actuellement, il semble qu’il y ait une forte demande pour des traductions spécialisées (environnement, pharmacologie, techniques chirurgicales, textes scientifiques hautement spécialisés…).

Rem. : en Belgique, la profession de traducteur n’est ni réglementée, ni protégée. Un non-diplômé peut donc exercer ce métier sans autorisation particulière. La Chambre Belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues organise des examens pour les traducteurs non-diplômés et en cas de réussite, ceux-ci pourront rejoindre cette association.

Pour plus de renseignements :
  • Chambre Belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues (CBTIP)
  • Rue Montoyer 24 - 1000 Bruxelles
  • 02/513 09 15
  • www.translators.be
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La formation


Les études de traduction sont organisées par les hautes écoles et les universités et se déroulent en 5 ans.

  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (tronc commun) (3 ans)
  • Master en traduction (2 ans)

Le programme des études varie d’un établissement à l’autre. Toutefois la formation se compose le plus souvent comme suit :

  • formation générale : philosophie, histoire, psychologie, sociologie
  • formation économique : économie générale, géographie politique, institutions internationales
  • formation juridique : droit public, commercial, civil, social, européen, international…
  • formation en langue de base (français) et langues étrangères : cours de phonétique et exercices d’orthophonie, grammaire, exercices lexicologiques, exercices pratiques d’interprétation, exercices de compréhension à l’audition et d'expression, études comparatives des langues européennes.

Au moment de l’inscription, les étudiants choisissent deux langues étrangères pour lesquelles aucun acquis préalable n’est exigé sauf pour l’anglais et le néerlandais (l’étudiant doit avoir atteint un bon niveau de compréhension et d’expression). Par contre, une maîtrise parfaite de la langue de base (français) est exigée. Le choix d’une école pourra se faire, notamment, sur base des différentes langues ou combinaison de langues proposées par l’organisme.

Au cours des études, d’autres langues peuvent être ajoutées dans le cadre des cours à option.

Différentes finalités existent :

  • master en traduction en milieu judiciaire
  • master en traduction multidisciplinaire
  • master en traduction et relations internationales
  • master en traduction et industries de la langue
  • master en traduction, terminologie et société de l’information
  • master en traduction et institutions européennes
  • master en traduction littéraire
  • master en traduction en contexte interculturel
  • master en traduction à finalité approfondie.

Dans l’enseignement universitaire, d’autres possibilités de formations basées sur les langues existent pour travailler comme traducteur :

  • Bachelier et Master en langues et littératures modernes
  • Bachelier et Master en langues et littératures anciennes
  • Bachelier et Master en langues et littératures française et romanes
  • Bachelier et Master en langues et littératures modernes et anciennes
  • Master en linguistique (2 ans) qui propose 4 finalités : approfondie (ULB, ULg), linguistique appliquée à l’apprentissage des langues (UCL), traitement automatique du langage (UCL) et sciences du langage (ULB)
  • Master européen en traduction spécialisée (1 an)
  • Master complémentaire en sciences du langage (1 an)  qui propose comme options : interprétation de conférence ; sciences de la parole ; traductologie ; langages et civilisations scandinaves ; traduction audiovisuelle, sous-titrage et doublage ; négociation multilingue ; traduction ; didactique des langues ; langage et cognition
  • Certificat de traduction et d’interprétation juridique
LES ECOLES
 
Haute Ecole Francisco Ferrer de la Ville de Bruxelles : Traduction et Interprétation Cooremans
  • Place Anneessens, 11 - 1000 Bruxelles
  • 02/551 02 10
  • www.he-ferrer.eu
  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (3 ans) + Master en traduction (2 ans)

 
Haute Ecole Léonard de Vinci : Institut Libre Marie Haps - ILMH
  • Rue d’Arlon, 11 - 1050 Ixelles
  • 02/793 40 00
  • www.mariehaps.be
  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (3 ans) + Master en traduction (2 ans)

  • Master européen en traduction spécialisée (1 an)

 
Haute Ecole de Bruxelles : Institut Supérieur de Traducteurs et Interprètes - ISTI
  • Rue Joseph Hazard, 34 - 1180 Uccle
  • 02/340 12 80
  • www.isti.eu
  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (3 ans) + Master en traduction (2 ans)

  • Master européen en traduction spécialisée (1 an)

 
Haute Ecole de la Ville de Liège
  • Rue Hazinelle, 2 - 4000 Liège
  • 04/223 53 60
  • www.hel.be
  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (3 ans) + Master en traduction (2 ans)

 
Université de Liège - ULg
 
Université de Mons - UMONS : Ecole d’Interprètes Internationaux - EII
  • Campus de la Plaine, avenue du Champs de Mars, 17 - 7000 Mons
  • 065/37 36 01 et 04
  • www.umons.ac.be
  • http://portail.umons.ac.be

  • Bachelier de transition en traduction et interprétation (3 ans) + Master en traduction (2 ans)

 
ULB et UMONS - Institut des sciences du langage
  • Campus des Sciences Humaines - Place du Parc, 22 - 7000 Mons

  • 065/37 31 38

  • www.umons.be

  • www.ulb.ac.be

  • Master complémentaire en sciences du langage (1 an)

 
Chambre Belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues (CBTIP)
  • Rue Montoyer, 24 - 1000 Bruxelles

  • 02/513 09 15

  • www.linguajuris.org

  • Certificat de traduction et d’interprétation juridique

 
INTERVIEWS
  • Traducteur interprète, Christian Balliu — « Pour devenir traducteur ou interprète, il est nécessaire de maîtriser sa langue maternelle. »Lire l'interview
  • Traducteur juré, Christopher Griffin — « C’est essentiellement un travail de traduction avec l’obligation de certifier que la traduction est conforme à l’original. »Lire l'interview
  • Traductrice, Audrey Desmet — « Plutôt que de choisir la philologie, j’ai préféré la traduction parce que ça me permettait de toucher à tout. »Lire l'interview
  • Traductrice, Roberta Lizzi — « N’arrêtez pas d’être curieux ! Étudiez d’autres langues ou apprenez à utiliser d’autres outils de travail. »Lire l'interview
  • Traductrice interprète, Laurence — « La traduction est une activité cérébrale qui demande une concentration extrême si l'on veut fournir un travail de qualité à ses clients. »Lire l'interview