Perspectives professionnelles
Mise à jour le 02/12/2025
L’IA a un impact immense sur la traduction écrite.
Mais comme pour les interprètes, elle ne remplace pas totalement l’expertise humaine : elle change plutôt les tâches et les compétences.
Le rôle du traducteur change : il devient davantage relecteur-expert.
Grâce à l’IA, des métiers émergent :
post-éditeur (correction de traductions automatiques),
linguiste IA (personne qui entraîne les systèmes de traduction),
localisation de jeux vidéo ou d’applications,
spécialiste en sous-titrage et doublage,
gestionnaire de projets de traduction.
➡️ Le métier devient plus large, plus numérique.
Les textes sensibles resteront toujours pour les "humains" et certaines traductions doivent absolument être réalisées par un professionnel :
judiciaire
médicale
sociale
psychologique
protection de la jeunesse
contrats et conventions
œuvres littéraires
➡️ On ne peut pas faire totalement confiance à l’IA seule pour ces domaines.
« L’Intelligence Artificielle transforme profondément le métier de traducteur. Elle permet de traduire rapidement de grands volumes de texte, mais elle fait encore de nombreuses erreurs de sens, de culture ou de style. Le traducteur reste indispensable pour garantir la qualité, surtout dans les domaines sensibles. Le métier évolue vers la correction de textes produits par l’IA, l’expertise linguistique, la gestion d’outils numériques et de nouveaux secteurs comme le sous-titrage, la localisation ou le post-édition. »
Le traducteur travaille le plus souvent en tant qu'indépendant. Dans ce cas, il se constitue une clientèle en prospectant lui-même le marché ou en accomplissant des travaux de sous-traitance pour un ou plusieurs bureaux de traduction (il peut être intégré à un service de traduction ou travailler isolément).
D’autres traducteurs travaillent comme salariés. Les secteurs privé et public offrent aux traducteurs un large éventail de possibilités d’emplois : parlements nationaux et internationaux, administration communales ou régionales, ambassades, institutions bancaires, compagnies d’assurance, bureaux d’avocats ou entreprises diverses qui comptent un département traduction ainsi que dans les nombreuses organisations internationales (Union européenne, OTAN, ONU, UNESCO, OCDE, OMC, OMS, FMI, Benelux, etc.).
D’autres secteurs qui nécessitent la connaissance approfondie des langues recrutent également des traducteurs : les relations publiques, les médias, le commerce, le tourisme, etc.
L’enseignement est également un débouché possible à condition d’avoir un titre pédagogique.
On retrouve également des traducteurs dans le monde de l'édition et dans des évènements culturels (tourisme, théâtres, musées, expositions, festivals…) où ils rédigent programmes, publications et catalogues multilingues.
Dans le secteur des services linguistiques, la profession de terminologue représente un débouché important. Actuellement, il semble qu’il y ait une forte demande pour des traductions spécialisées (environnement, pharmacologie, techniques chirurgicales, textes scientifiques hautement spécialisés…).
En Belgique, la profession de traducteur n'est ni réglementée, ni protégée. Un non-diplômé peut donc exercer ce métier sans autorisation particulière. La Chambre Belge des Traducteurs et Interprètes organise des examens pour les traducteurs non-diplômés et en cas de réussite, ceux-ci pourront rejoindre cette association.
Plus de renseignements :
Chambre Belge des Traducteurs et Interprètes
Rue Montoyer 24 (B12) - 1000 Bruxelles - 02/513 09 15 - secretariat@translators.be - https://www.cbti-bkvt.org/