langues.

L’impact de la mobilité sur les jeunes francophones

L’impact de la mobilité sur les jeunes francophones

28/05/2021

Le Bureau International Jeunesse (BIJ) a commandité une étude sur l’impact des programmes d’échange ou de volontariat sur les jeunes Belges francophones.

Pendant une année, deux sociologues de l’UCLouvain (Margot Achard et Geoffrey Pleyers) ont rencontré 50 jeunes, individuellement et en groupe, pour analyser leur motivation à intégrer un programme d’échange ou de volontariat, ce qu’ils ont retiré de leur expérience, et les difficultés qu’ils ont pu rencontrer. Parmi ces 50 jeunes, la moitié étaient identifiés comme « ayant moins d’opportunités » : difficultés financières, milieu social à difficulté, en décrochage scolaire, etc. 

Les résultats révèlent que la mobilité a été très positive sur plusieurs plans : développement personnel et savoir être, éveil à la citoyenneté et à l’interculturalité, complémentarité avec l’apprentissage scolaire, développement de compétences pour aborder le marché de l’emploi. Les chercheurs soulignent également que pour les jeunes « ayant moins d’opportunités », ce sont des acquis qui n’auraient pas été forcément à leur portée sans cette expérience de mobilité. Ils insistent donc sur une communication différenciée et spécifique pour inclure ces jeunes qui n’ont pas forcément les opportunités d’intégrer ce type de programme. Pour ce faire, il est primordial de créer une collaboration avec des partenaires locaux et des organismes de jeunesse tels que les Compagnons bâtisseurs ou les Maisons de jeunes et de renforcer l’accompagnement du jeune. 

Sachant que l’Union européenne vient d’allouer près de 30 milliards d’euros dans ses programmes Erasmus+ et le Corps européen de solidarité pour la période 2021-2027, ces conclusions devront permettre au BIJ d’approfondir le travail d’accompagnement des jeunes qui souhaitent vivre une expérience de mobilité.

Source : l'Avenir - 27/05/2021

Une classe d’immersion trilingue à l’Athénée d’Anvaing

Une classe d’immersion trilingue à l’Athénée d’Anvaing

05/02/2021

A la rentrée prochaine, l’Athénée Royal Lucienne Tellier sera le premier établissement en Wallonie à proposer un enseignement secondaire trilingue : en français, néerlandais et anglais.

Déjà pionnière en matière d’enseignement en immersion, il y a une quinzaine d’années, elle répond rapidement au projet d’écoles multilingues lancé par deux universités, la VUB et l’ULB.

L’Athénée d’Anvaing a bénéficié d’une dérogation pour ouvrir cette section trilingue car la loi ne permet d’enseigner deux langues étrangères au cours du premier degré.

Trois jours après le début des inscriptions en secondaire, 11 enfants se sont déjà inscrits dans cette classe trilingue. La majorité d’entre eux étaient déjà inscrits en immersion en primaire. Un seul est complètement débutant.

3 catégories d’élèves

Cette nouvelle grille s’adresse aux élèves qui ont déjà suivi un enseignement en immersion en néerlandais ou en anglais mais aussi à ceux qui viennent de primaires classiques. Pour les débutants, les cours seront adaptés.

Des cours en français, néerlandais et anglais

Les élèves pourront suivre la moitié des cours en français (français, math, cours philosophiques, éducation sportive et artistique) et le reste sera donné en anglais (anglais, histoire, géographie) et en néerlandais (néerlandais, sciences et technologie).


Source : rtbf.be - 04/02/2012

L’impact du Brexit sur les étudiants Erasmus

L’impact du Brexit sur les étudiants Erasmus

08/01/2021

Le Premier ministre Boris Johnson a en effet décidé le retrait de la Grande-Bretagne du programme européen Erasmus+ pour des raisons économiques. Ce qui entraine de multiples craintes chez les étudiants du supérieur.

En effet, chaque année de nombreux étudiants choisissent le Royaume-Uni pour effectuer un stage d’études (plus d’une centaine en Fédération Wallonie-Bruxelles).    

Jusqu’au mois de juin prochain, il n’y aura aucun changement majeur.

En effet, a directrice de l’Agence AEF-Europe (organisme communautaire en charge des Erasmus en FWB), Fanny Lutz, assure que toutes les conventions passées avant le 31 décembre 2020 resteront d’application.

Cependant, les étudiants devront présenter un passeport plutôt qu’une carte d’identité et un visa sera nécessaire pour tout séjour universitaire de plus de six mois. A noter, qu’aucun frais d’inscription supplémentaire ne leur sera demandé. Ils pourront également bénéficier d’un soutien administratif et financier via l’octroi d’une bourse.

 

Et après ? 

La République du Nord a proposé de maintenir les bourses Erasmus+ pour les étudiants d’Irlande du Nord même après le retrait du Royaume-Uni. Les étudiants belges pourront donc se tourner vers ces régions. 

Mais la question n’est pas encore réglée pour l’Angleterre, l’Ecosse et le pays de Galles. En effet, le programme Erasmus repose sur des appels à financements c’est-à-dire que les universités qui souhaitent intégrer le programme, reçoivent une certaine somme d’argent qui doit être dépensée durant 24 mois. En 2020, les institutions britanniques ont bien reçu l’argent mais l’accord post-Brexit ne précise pas si elles pourront l’utiliser dans les deux années à venir. 

Conséquences ? Si l’accord est concluant, les échanges Erasmus entre le Royaume-Uni et la Belgique se poursuivront dans les deux années à venir. Si non, les universités britanniques devront rembourser la somme inutilisée et la Belgique devra trouver une autre source de financement pour envoyer ses étudiants. 

 

Quelles sont les autres sources de financement pour la Belgique?

Le  fonds  européen   International Credit Mobility soutient les échanges internationaux mais avec un budget plus restreint.

La Belgique possède aussi des  fonds   nationaux  propres  afin d’octroyer une bourse aux étudiants qui souhaitent faire un semestre à l’international.

Le Fonds d’aide à la mobilité étudiante (Fame) de la Fédération Wallonie-Bruxelles accorde également des bourses aux étudiants. Seulement, le montant est moins avantageux. Avec Fame, les étudiants reçoivent 250 euros/mois et les boursiers 400/mois, alors que la bourse Erasmus offre 420/mois et 520 euros/mois. De plus, des projections financières ont été réalisées sur base des 200 déplacements réalisés en moyenne chaque année par les étudiants belges et celles-ci montrent qu’il faudrait une augmentation de 30% du fonds Fame !

 

Un refinancement est-il possible ? 

L’Ares,  le CSM  (Conseil   supérieur  de  la   mobilité étudiante) et l’AEF Europe étudient la question. Ils ont d’ailleurs soumis leurs premières propositions fin décembre. Le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), les analysera durant le premier trimestre.

Un possible refinancement du fonds Fame est également à l’ordre du jour. Mais il faudra voir comment se passeront les futurs échanges et accords possibles entre les établissements européens et britanniques.   

 

Comment réagissent les universités belges ? 

Les principales universités belges se veulent confiantes. D’une part, elles possèdent leur propre fonds permettant de compenser le fonds Fame. D’autre part, leurs anciens partenaires britanniques les ont déjà sollicitées pour conclure des accords bilatéraux de coopération.

Des discussions sont en cours du côté de l’Université de Liège. Soit, les conditions du programme Erasmus sont maintenues entre l’Université de Liège et les universités britanniques soit, cela se passera comme si l’étudiant se rendait dans un pays hors Union européenne. 

 

Quant aux Université catholique de Louvain et l’Université libre de Bruxelles, elles espèrent même accroître leurs futurs échanges avec le Royaume-Uni grâce à leur statut d’université européenne.

 

Le Soir, le 7 janvier 2021

Maîtrise de l’anglais : la Belgique dans le top 10 mondial

Maîtrise de l’anglais : la Belgique dans le top 10 mondial

24/11/2020

Chaque année, Education First (EF) mesure le niveau de compétence en anglais dans 100 pays et régions du monde. Pour établir son classement mondial, elle se base sur les résultats au test d’anglais EF Standard English Test (EF SET) de plus de 2,2 millions d’anglophones non natifs.

Et bonne nouvelle, la Belgique se classe à la 9e place ! C’est quatre places de mieux que l’année dernière. Les Belges sont notamment devant le Luxembourg, la Pologne, Singapour et l’Afrique du Sud. Dans le top 3, on retrouve  les Pays-Bas, suivi du Danemark et de la Finlande. L’Espagne et l’Italie restent à la traîne par rapport au reste de l’UE.

Le rapport met également en évidence que ce sont les 26-30 ans qui ont les plus fortes compétences en anglais, suivis des 21 à 25 ans. Cela s’explique par l’importance croissante de l’enseignement de l’anglais dans les universités mais également la pratique de la langue sur le lieu de travail. Des formations formelles permettent, dès le début de leur carrière professionnelle, d’acquérir des compétences en anglais. 

L’écart entre les sexes se réduit également. Dans les précédentes éditions, le niveau d’anglais moyen des femmes était supérieur à celui des hommes dans le monde entier et dans une majorité de pays. Cet écart s’est considérablement réduit en 2020. A noter qu’en Europe, les résultats des hommes sont légèrement supérieurs à ceux des femmes.

Source : www.ef.be

Une application mobile pour la plateforme Brulingua

Une application mobile pour la plateforme Brulingua

21/09/2020

Actiris lance l’application Brulingua pour faciliter l’apprentissage des langues. Elle complète la plateforme du même nom, en ligne depuis 2013 et réservée aux demandeurs d’emploi de la région Bruxelloise.

Depuis 2018, cette plateforme est désormais accessible gratuitement pour tous les Bruxellois. 61.549 personnes se sont inscrites. Elle propose l’apprentissage de 4 langues : le néerlandais, le français, l'anglais et l’allemand.

L’application utilise une approche pédagogique basée sur le microlearning : des leçons plus courtes et des missions à accomplir. Actiris espère ainsi "inciter encore davantage de Bruxellois à se lancer dans une nouvelle aventure linguistique".

Une étude de view.brussel, l'Observatoire bruxellois de l'emploi et de la formation, relève que les chances d’obtenir un emploi augmentent de 34 à 46% pour les chercheurs d’emploi qui connaissent la deuxième langue nationale. Pour Grégor Chapelle, directeur général d’Actiris, "Brulingua, en ligne ou via l'application, est une solution. Il est aussi possible de tester son niveau de connaissance dans les espaces langues d'Actiris et de bénéficier de chèques-langues pour suivre une formation".

En savoir plus ? https://brulingua.be 

lavenir.net - 26 août 2020

SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.